la tiny house, un drole de chez soi
Hybride d’une caravane et d’un studio.
Ces Tiny Houses ont pour particularité d’être des petites maisons de vingt mètres carrés, placées sur une sorte de remorque, cela afin de les tracter. Un habitat à mi-chemin entre un studio et une caravane. Au départ, il n’y a que la remorque, rien d’autre. Les deux hommes l’acquièrent auprès d’une société spécialisée. Un peu plus de 4 000 euros la pièce, pour un châssis d’occasion. Ce qui leur permet de faire baisser le coût final de la Tiny House. Ils construisent ensuite le reste. Façades, isolation, conduite de gaz et d’électricité, ils s’occupent de tout afin de rendre une véritable maisonnette. « On fait parfois appel à des connaissances pour qu’ils nous aident sur certains points qu’on maîtrise moins », admet Fabrice Pisias. Quant à la clientèle de ces Tiny Houses, elle est variée et se développe. Fabrice Pisias et Luc Defoort distinguent trois catégories : la clientèle professionnelle, qui achète une Tiny House pour la louer ensuite ; le particulier, qui souhaite en faire son habitat principal ou de vacances ; et la famille qui dispose d’un terrain conséquent, voulant ajouter un petit logement indépendant dans son jardin.
Des avantages multiples.
Des clients de divers horizons, expliqué par le fait que les avantages de ce type de logement sont nombreux. D’abord pratique, car la Tiny House représente le confort d’une maison tout en étant mobile. Étant plus petite qu’un mobile-home, elle ne s’apparente pas comme un convoi exceptionnel, lorsqu’elle est déplacée. « Vous pouvez tout à fait aller sur la voie rapide avec votre Tiny House accrochée à votre véhicule », affirme par exemple Luc Defoort. Cela car sa largeur ne dépasse pas les 2,55 mètres et son poids les 3,5 tonnes. Et puis l’on peut ensuite la déposer à n’importe quel endroit où le terrain le permet et la législation l’autorise. « Vous pouvez vous installer par exemple pendant trois mois dans un village sans la moindre autorisation. Au-delà, il faut une autorisation du maire », pose Luc Defoort. Une mobilité qui plaît car s’inscrivant dans l’ère du temps, dixit ce dernier nommé. « Les jeunes sont de plus en plus mobiles, c’est la société actuelle », affirme-t-il. Enfin, l’avantage non négligeable, est surtout financier. « Comme le logement est déplaçable, il n’y a pas de taxes d’habitation, donc pas d’impôts », avance Fabrice Pisias. Les deux hommes ont enregistré trois commandes de Tiny Houses jusqu’à présent. Ils se disent optimistes quant à l’essor de leur affaire. On comprend pourquoi, en analysant les plus-values apportées par ce type de logement, novateur en France.
Vosges Matin, 9 août 2018.
Textes Emanuel Descours. Photos Jérôme Humbrecht.
VOTRE TINY SELON VOS ENVIES
