concept
LA TINY HOUSE, QUESACO ?
Une micromaison avec plusieurs particularités :
– Mobile : elle est tractable sur route avec un 4X4, un tracteur ou un utilitaire.
– Ecologique : la construction artisanale est respectueuse de l’environnement car les matériaux sont recyclables.
– Durable : construite et isolée comme une maison individuelle, c’est un gage de robustesse et de durabilité.
En France, la Tiny House mesure en moyenne 6m50 de long, 4m20 de haut et 2m55 de large. Elle est aménagée avec un RDC composé d’une cuisine, d’une salle de bain et d’un espace de vie, salon et/ou salle à manger, adapté à l’espace. A l’étage, souvent une ou deux chambres avec un escalier, une échelle et/ou une passerelle pour y accéder. Une terrasse peut être ajoutée dans le cas d’une installation définitive.
historique
La toute première Tiny House fut construite aux Etats-Unis en 1929 sur la base d’une Ford T.
Dans les années 90, au Japon, les minimaisons étroites et hautes, appelées « Jutaku » connurent un grand succès, sans doute dû au prix de l’immobilier et de la hausse de la population. Ces habitations fixes, sans roues ont certainement contribué à l’idée même de la Tiny House actuelle.
En 1997, Jay Shafer construisit sa première Tiny House à partir d’une vieille remorque qu’il rénova entièrement. En 1998, Sarah Susanka, architecte et auteure, décrivit dans ses ouvrages une nouvelle façon de penser l’habitat. De 2005 à 2007, le mouvement « The Tiny House Movement » prit son véritable envol.
En 2005, à la Nouvelle Orléans, les vents de 280 km/h de l’ouragan Katrina détruisirent de nombreux habitats : beaucoup de familles se retrouvèrent sans logement. Un grand nombre d’entre elles optèrent pour cette solution provisoire, très économique.
Suite à la crise économique (bulle spéculative des « subprimes » en 2007), des centaines de milliers de familles furent expulsées de leur maison et furent contraintes de retrouver un toit. La Tiny House constitua la solution pour de nombreux Américains, leur évitant de se retrouver à la rue.
Ces crises ne sont pas la seule raison de l’essor du « Tiny House Movement ». Une nouvelle façon de penser l’habitat est dans l’air du temps : un habitat léger, durable, économique et nomade. Cela correspond aux nouvelles tendances du style de vie de la nouvelle génération : un certain minimalisme tout en ne négligeant pas le confort.
Le concept est arrivé en Europe en 2013. En une seule décennie, le courant a connu une progression importante.
Le véritable essor en France est apparu en 2019-2020, certainement lié à la pandémie de la Covid-19 avec cette volonté de vivre uniquement avec l’essentiel.
legislation
Quelle législation pour ma Tiny house ?
Longtemps assimilées à une caravane, les Tiny Houses ont connu une révolution en 2014 avec l’arrivée de la loi Alur (loi pour l’Accès au Logement et un Urbanisme Rénové). Cette loi permet de donner une existence juridique à de nombreux habitats légers dont les yourtes, les roulottes et … les Tiny Houses.
Il est nécessaire de respecter certaines conditions, afin de bénéficier du titre d’habitat mobile ou démontable.
– L’habitat doit être démontable, aucun élément le composant à l’intérieur ou à l’extérieur n’est inamovible ;
– Son installation et son démontage doivent être possibles, et effectués sans intervention d’engins lourds ;
– Les raccordements aux réseaux publics d’eau, d’électricité et d’égouts ne doivent pas impacter le budget des collectivités locales ;
– L’usager de l’habitat doit veiller à la propreté, à la salubrité et à l’entretien des lieux pour éviter les incendies.
Où puis-je stationner ma Tiny House ?
Une Tiny House peut rester sur un terrain privé comme sur une terre agricole, mais certaines règles doivent être respectées. Toute installation dont la durée dépasse 3 mois par an, et dont l’emprise au sol ne dépasse pas 20m² hors mezzanine, fait objet d’une déclaration préalable de travaux en mairie (voir Code de l’Urbanisme).
Une Tiny House peut être stationnée sur les zones non constructibles appelées « pastilles ». Les Plans Locaux d’Urbanisme (PLU) des communes prévoient la délimitation de ces zones particulières. Il faut donc se renseigner lors du projet et consulter le PLU de la commune.
Les zones où il est interdit de stationner :
– Les zones agricoles A « strictes » et les zones naturelles protégées des PLU ;
– Les secteurs où le camping sauvage et la création de terrains de camping sont interdits ;
– Les bois, forêts et parcs classés par un PLU, un POS ou le code forestier comme espaces boisés à conserver.
Faut-il un permis de construire ?
Les micromaisons sur roues ne nécessitent pas de permis de construire. Entre 5 et 20m² (40m² en zone urbaine), une simple déclaration à la mairie est nécessaire.
Pour les micromaisons fixes ayant une emprise au sol, d’une superficie supérieure à 20 m2, un permis de construire s’impose.
Il convient de vérifier que l’installation de la micromaison répond au Plan Local d’Urbanisme, ce dernier peut définir différents critères sur le traitement des eaux, la hauteur de la maison…
